Les bénéfices d’être résident fiscal aux UAE VS France
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Devenir résident fiscal aux Émirats arabes unis permet de bénéficier d’un environnement propice à la création et au développement de votre activité.
Comparer les deux résidences pour choisir sereinement
Choisir entre la résidence fiscale française ou émirienne dépend de votre situation personnelle, familiale et professionnelle.
Si votre activité est exercée localement aux Émirats et que vous pouvez prouver votre résidence (notamment grâce à votre TRC), les avantages fiscaux y sont indéniables.
À l’inverse, si votre foyer reste en France et que la majorité de vos revenus ou décisions économiques y sont concentrés, il est souvent plus sûr – et plus conforme – de rester résident fiscal français.
Imaginons cette situation : vous vivez à Dubaï, votre société est implantée en zone franche, et vous gérez vos projets depuis vos bureaux sur place. Vous bénéficiez alors d’une fiscalité allégée sur vos revenus professionnels, vos bénéfices et vos impôts, tout en respectant les critères de la convention. Mais si votre famille et vos centres financiers sont encore en France, le fisc français pourrait vous requalifier résident français, avec toutes les obligations que cela implique.
L’objectif n’est pas de fuir l’impôt, mais de structurer votre vie et votre activité en cohérence avec la convention fiscale, afin d’éviter toute double imposition et d’assurer la conformité de votre situation. creer-societe-dubai.fr vous accompagne à chaque étape de la création de votre société aux Émirats arabes unis.
Être résident fiscal aux Émirats arabes unis : une fiscalité différente et un cadre attractif

Les revenus des particuliers — salaires, pensions, revenus indépendants — ne sont pas imposés, et il n’existe aucune cotisation sociale obligatoire comparable à celles prélevées en France.
Pour les sociétés, les Émirats ont introduit depuis le 1er juin 2023 un impôt fédéral sur les sociétés appelé Corporate Tax.
Le taux d’imposition est fixé à 9 % sur les bénéfices nets dépassant 375 000 AED (environ 94 000 €), tandis que les bénéfices inférieurs à ce seuil demeurent exonérés.
Les activités situées dans les zones franches (Free Zones) continuent quant à elles de bénéficier d’un taux de 0 %, sous réserve de respecter les critères dits de “substance économique” (activités réellement exercées sur place, bureaux, gestion locale, etc.).
Par exemple, vous avez quitté la France pour créer votre société spécialisée dans le conseil ou le e-commerce, et votre entreprise réalise 320.000 AED de bénéfices par an (soit environ 75.000 €). Vous disposez d’un Tax Residency Certificate (TRC) délivré par le Ministry of Finance (MOF).
Votre société sera totalement exonérée de Corporate Tax, et vos revenus de dirigeant ne seront pas imposés aux Émirats.
Cependant, si vos bénéfices dépassent le seuil de 375 000 AED, seule la part au-delà de ce montant sera taxée à 9 %.
Cette clarté fiscale, combinée à une stabilité réglementaire et au coût social réduit, explique pourquoi de nombreux Français choisissent les EAU pour y développer leurs activités, tout en respectant les règles de la convention.
Rester résident fiscal de France : un système complet mais plus lourd
Si vous restez résident fiscal français, vous êtes imposé sur l’ensemble de vos revenus mondiaux : salaires, dividendes, intérêts, loyers, plus-values…
L’impôt sur le revenu est progressif, les cotisations sociales sont obligatoires, et certaines impositions patrimoniales peuvent s’appliquer, comme l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière) pour les biens détenus en France ou à l’étranger.
Pour une société, le principe est similaire : si sa direction effective se situe en France, ses bénéfices seront imposés à l’impôt sur les sociétés (IS) français, même si elle est juridiquement enregistrée à Dubaï.
Si vous vivez encore avec votre famille en France, et bien que votre société soit enregistrée aux Émirats, toutes les décisions sont prises à Paris, où se trouvent vos collaborateurs. Dans ce cas, l’administration française considérera votre entreprise comme résidente fiscale française, car sa direction effective est en France. Vous et votre société serez donc imposés en France, mais la convention évite que ces revenus soient imposés deux fois en prévoyant un crédit d’impôt correspondant (article 24).