Les bénéfices d’être résident fiscal aux UAE VS France
Devenir résident fiscal aux Émirats arabes unis permet de bénéficier d’un environnement propice à la création et au développement de votre activité. C’est souvent la première étape pour créer une entreprise à Dubaï dans des conditions avantageuses.
Comparer les deux résidences pour choisir sereinement
Choisir entre la résidence fiscale française ou émirienne dépend de votre situation personnelle, familiale et professionnelle.
Si votre activité est exercée localement aux Émirats et que vous pouvez prouver votre résidence (notamment grâce à votre TRC et au fait d’ouvrir un compte bancaire à Dubaï), les avantages fiscaux y sont indéniables.
À l’inverse, si votre foyer reste en France et que la majorité de vos revenus ou décisions économiques y sont concentrés, il est souvent plus sûr – et plus conforme – de rester résident fiscal français.
Attention à une confusion fréquente : un visa résident (le papier rose apposé dans le passeport) ou une Emirates ID ne fait pas de vous un résident fiscal des Émirats. Vous pouvez détenir un visa résident, passer trois mois à Dubaï, y ouvrir un compte bancaire et louer un Airbnb sans être résident fiscal émirien. La résidence fiscale dépend du centre d’intérêts économique et familial : où sont vos revenus, votre foyer et votre résidence principale. Ignorer cette distinction expose à une fraude fiscale involontaire, faute d’avoir déclaré ses revenus dans le bon pays.
La preuve officielle de cette résidence est le Tax Residency Certificate (TRC), délivré par le Ministry of Finance (MOF) une fois tous les critères remplis : après six mois pour un employé, dès trois mois pour un entrepreneur. C’est ce certificat qui permet d’appliquer la convention fiscale entre la France et les Émirats et d’éviter la double imposition. Sans TRC, même avec un visa résident, vous ne pouvez pas prouver votre résidence fiscale émirienne.
Imaginons cette situation : vous vivez à Dubaï, votre société est implantée en zone franche, et vous gérez vos projets depuis vos bureaux sur place. Vous bénéficiez alors d’une fiscalité allégée sur vos revenus professionnels, vos bénéfices et vos impôts, tout en respectant les critères de la convention. Mais si votre famille et vos centres financiers sont encore en France, le fisc français pourrait vous requalifier résident français, avec toutes les obligations que cela implique. Obtenir votre carte de résident à Dubaï constitue ici une première pièce documentaire utile.
L’objectif n’est pas de fuir l’impôt, mais de structurer votre vie et votre activité en cohérence avec la convention fiscale, afin d’éviter toute double imposition et d’assurer la conformité de votre situation. creer-societe-dubai.fr vous accompagne à chaque étape de la création de votre société aux Émirats arabes unis.
Être résident fiscal aux Émirats arabes unis : une fiscalité différente et un cadre attractif

Les revenus des particuliers (salaires, pensions, revenus indépendants) ne sont pas imposés, et il n’existe aucune cotisation sociale obligatoire comparable à celles prélevées en France. Ce cadre est particulièrement attractif pour qui souhaite devenir freelance à Dubaï.
La résidence fiscale émirienne s’obtient selon deux régimes, en fonction du profil :
- Employés et visa famille : six mois de présence physique + six mois de logement + six mois de compte bancaire + un visa résident valide.
- Entrepreneurs et chefs d’entreprise : trois mois seulement sur ces mêmes critères (présence, logement, compte bancaire) + un visa résident et un emploi ou un business sur place, à condition de ne pas passer plus de six mois dans un autre pays.
Cette distinction est décisive : les critères de résidence fiscale varient selon le statut professionnel.
Pour les sociétés, les Émirats ont introduit depuis le 1er juin 2023 un impôt fédéral sur les sociétés appelé Corporate Tax.
Le taux d’imposition est fixé à 9 % sur les bénéfices nets dépassant 375 000 AED (environ 94 000 €), et non sur le chiffre d’affaires ; les bénéfices inférieurs à ce seuil demeurent exonérés.
Les activités situées dans les zones franches (Free Zones) relèvent de deux taux : 0 % pour les activités qualifiantes et 9 % pour les autres.
Sont notamment qualifiantes : les transactions entre entreprises en Free Zone, les revenus de propriété intellectuelle, la logistique, les activités exercées uniquement dans le périmètre de la zone, et les biens ou services vendus à l’international sans transiter par le mainland. Sont exclus : les activités bancaires, les services financiers, l’assurance et les transactions avec des particuliers hors Free Zone. Une règle de minimis s’applique : si les revenus non qualifiants représentent moins de 5 % du total ou moins de 5 millions AED, la société conserve le taux de 0 %.
Ce taux de 0 % suppose une substance économique réelle. Pour être reconnue « qualifying Free Zone person », la société doit disposer d’une adresse enregistrée dans le périmètre de la zone et d’une présence effective : bureaux physiques, employés sur place, gestion locale, activité réellement exercée, clients et fournisseurs dans la zone. Une simple domiciliation ne suffit pas : sans substance, le taux de 9 % s’applique même en Free Zone. L’exemption n’est par ailleurs pas automatique ; elle doit être demandée via une déclaration annuelle sur le portail de la FTA, justificatifs de substance à l’appui.
Par exemple, vous avez quitté la France pour créer votre société spécialisée dans le conseil ou le e-commerce, et votre entreprise réalise 320.000 AED de bénéfices par an (soit environ 75.000 €). Vous disposez d’un Tax Residency Certificate (TRC) délivré par le Ministry of Finance (MOF).
Votre société sera totalement exonérée de Corporate Tax, et vos revenus de dirigeant ne seront pas imposés aux Émirats.
Cependant, si vos bénéfices dépassent le seuil de 375 000 AED, seule la part au-delà de ce montant sera taxée à 9 %.
Cette clarté fiscale, combinée à une stabilité réglementaire et au coût social réduit, explique pourquoi de nombreux Français choisissent les EAU pour y développer leurs activités, tout en respectant les règles de la convention. Des dispositifs comme le Green Visa facilitent d’ailleurs l’établissement d’une résidence durable sur place.
Obligations déclaratives des sociétés aux Émirats
Quel que soit son statut (Mainland, Free Zone ou Freelance), toute société aux Émirats doit :
- s’enregistrer sur le portail de la Federal Tax Authority (FTA) pour obtenir un numéro de Corporate Tax, sous peine d’une amende de 10 000 AED ;
- tenir une comptabilité, même pour les petites structures ;
- déposer une déclaration annuelle d’impôts, même en l’absence d’impôt à payer.
Les influenceurs ayant généré plus de 1 million AED avant le 1er juillet 2024 devaient s’enregistrer avant fin mars 2025, avec une première déclaration au plus tard le 30 septembre 2025. Les avantages en nature (vols, hôtels offerts) sont valorisés à leur valeur de marché réelle, et non à leur valeur contractuelle.
Rester résident fiscal de France : un système complet mais plus lourd
Si vous restez résident fiscal français, vous êtes imposé sur l’ensemble de vos revenus mondiaux : salaires, dividendes, intérêts, loyers, plus-values…
L’impôt sur le revenu est progressif, les cotisations sociales sont obligatoires, et certaines impositions patrimoniales peuvent s’appliquer, comme l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière) pour les biens détenus en France ou à l’étranger.
Pour une société, le principe est similaire : si sa direction effective se situe en France, ses bénéfices seront imposés à l’impôt sur les sociétés (IS) français, même si elle est juridiquement enregistrée à Dubaï.
Si vous vivez encore avec votre famille en France, et bien que votre société soit enregistrée aux Émirats, toutes les décisions sont prises à Paris, où se trouvent vos collaborateurs. Dans ce cas, l’administration française considère votre entreprise comme résidente fiscale française, car sa direction effective est en France : décisions prises à Paris, collaborateurs en France, clientèle principalement française. Résultat, vos bénéfices sont imposés en France. La convention franco-émirienne évite la double imposition en prévoyant un crédit d’impôt correspondant (article 24), mais encore faut-il avoir correctement déclaré et prouvé votre résidence fiscale émirienne avec le TRC.