Fiscalité et Impôts à Dubaï en 2026 | Ce qu’il faut savoir avant de s’expatrier
La fiscalité à Dubaï est totalement différente de celle que l’on connaît en France. Impôt zéro, TVA à 5%…Cette page vous détaille le système fiscal dubaïote.
Comment fonctionne la fiscalité à Dubaï ? Quel est le système d’impôt ? Pourquoi les Émirats arabes unis sont-ils un pays si attractif pour les Français désireux de s’expatrier à l’étranger ? Créer-société-dubai vous explique en détail le système fiscal de Dubaï et comment profiter de la fiscalité attractive de cette ville.
L’impôt à Dubaï : comment cela fonctionne-t-il ?
C’est une question qui revient régulièrement chez les futurs expatriés que nous accompagnons. La réponse est simple : en partant vous installer là-bas, vous allez pouvoir profiter de la fiscalité avantageuse de Dubaï.
Aux Émirats arabes unis, les résidents bénéficient d’un régime fiscal extrêmement avantageux. En effet, il n’y a aucun impôt sur les revenus personnels ni sur les patrimoines, offrant ainsi une attractivité financière exceptionnelle.
Contrairement à la France, où les citoyens doivent remplir une déclaration de revenus annuelle, les résidents des Émirats arabes unis sont exemptés de cette obligation administrative. Pour mesurer l’écart entre les deux systèmes, découvrez tous les avantages vs France.
Cependant attention, sous certaines conditions il est possible que vous soyez toujours assujettis à certains impôts. Voyons cela en détail..

L’impôt sur le revenu à Dubaï
L’un des avantages majeurs des Émirats est le taux d’imposition sur les revenus établi à 0% pour les résidents fiscaux à Dubaï.
Mais pour bénéficier des avantages fiscaux des Émirats, il vous faudra être considéré comme résident fiscal là-bas.
Pour bien comprendre la marche à suivre, consultez notre guide complet pour devenir résident fiscal aux Émirats.
Les critères diffèrent selon votre profil :
Salariés et visas famille : 185 jours de présence par an aux Émirats, un logement, un compte bancaire actif depuis plus de 6 mois et un visa de résidence.
Entrepreneurs : 3 mois de présence, 3 mois de logement et 3 mois de compte bancaire aux Émirats, à condition de ne pas passer plus de 6 mois dans un autre pays.
Le certificat de résidence fiscale s’obtient une fois ces critères remplis.
Attention : un visa résident n’est pas une résidence fiscale. Détenir un visa de résidence, une Emirates ID, un compte bancaire local ou même vivre quelques mois aux Émirats ne fait pas de vous un résident fiscal. La résidence fiscale suppose de remplir des critères précis, notamment le centre de vos intérêts économiques et familiaux. Déclarer ses revenus dans le mauvais pays constitue une fraude fiscale.
De plus, il existe depuis 1989 un accord bilatéral entre les Émirats Arabes Unis et la France qui fixe la résidence fiscale de l’expatrié et règle tout conflit de résidence évitant ainsi une potentielle double imposition (le fait de payer des impôts dans 2 pays à la fois).
Les critères exigés par la convention fiscale et par l’article 4B du CGI pour ne plus être reconnu résident fiscal français sont les suivants :
Ne pas avoir son foyer et/ou son lieu de séjour principal en France.
Ne pas exercer d’activité professionnelle en France, sauf si cette activité est exercée à titre accessoire.
Ne pas avoir le centre de ses intérêts économiques en France (notamment ne pas avoir comme sources de revenus principales, des revenus d’origine française).
Cependant, même si vous obtenez la résidence fiscale dubaïote, l’intégralité de vos revenus de source française reste imposable en France.
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L’impôt sur les dividendes à Dubaï
Encore une fois, les Émirats se caractérisent par une absence d’impôt sur les dividendes, et ce, quelle que soit l’activité commerciale de l’entreprise.
L’impôt sur les sociétés à Dubaï
Concernant l’impôt sur les sociétés, le cadre fiscal diffère selon qu’il s’agit d’une société Freezone ou d’une société Mainland.
Notamment, les Émirats ont annoncé le 31 janvier 2022 que les bénéfices des sociétés commenceraient à être imposés à partir du 1er juin 2023.
Cependant, cette “Corporate Tax” ne concerne que les sociétés Mainland ainsi que les sociétés Freezones qui commercent directement avec des entreprises aux Émirats (hors Freezone).
Depuis le 1er juin 2023, les entreprises en freezone paient 9% d’impôts si elles gagnent plus de 375.000 AED (93000€) et commercent avec des entreprises aux Emirats. Les entreprises Mainland paient 9% d’impots dès qu’elles excèdent 375.000 AED de chiffre d’affaire également.
Pour les sociétés Freezones, l’impôt sur les sociétés est de 0% jusqu’à 375 000 AED de chiffre d’affaire (au delà, le taux est à 9%). Il existe également un mécanisme appelé Small Tax Relief qui permet d’être non imposé jusqu’à 3 Millions de Dirham de chiffre d’affaire.
Pour les sociétés Mainland, l’impôt sur les sociétés est également de 0% tant que l’entreprise ne réalise pas 375 000 AED de chiffre d’affaire (ce taux passe ensuite à 9%, ce qui reste extrêmement faible).
Enregistrement obligatoire à la Corporate Tax. Depuis juin 2023, toutes les sociétés (Mainland, Freezone comme freelances) doivent s’enregistrer sur le portail de la Federal Tax Authority pour obtenir un numéro de Corporate Tax, même celles qui ne seront pas imposées. L’enregistrement doit intervenir dans les 3 mois suivant la création. À défaut, l’amende est de 10 000 AED.
Le Small Business Relief. Au-delà du seuil de 375 000 AED, un mécanisme appelé Small Business Relief permet à une société de rester non imposée jusqu’à 3 millions de dirhams de chiffre d’affaires. Tant que ce plafond n’est pas dépassé, l’entreprise est traitée comme n’ayant réalisé aucun bénéfice imposable, ce qui va bien au-delà du simple seuil initial de 375 000 AED.
Les critères de substance économique (Qualifying Freezone Person). Pour qu’une Freezone bénéficie du taux de 0%, elle doit être reconnue « Qualifying Freezone Person » et justifier d’une substance économique réelle :
une adresse dans le périmètre de la Freezone ;
des employés ;
un chef d’entreprise résidant aux EAU ;
des bureaux physiques ;
des clients dans la zone ou aux EAU.
Cette substance peut être démontrée par plusieurs de ces moyens, cumulés ou non.
Les transactions internationales. Pour qu’une transaction internationale réalisée depuis une Freezone reste un revenu qualifiant (0%), les biens ne doivent pas transiter par le mainland. S’ils passent par le mainland avant l’export, l’opération devient un revenu non qualifiant.
Le non-respect des critères. Une Freezone qui ne remplit pas les conditions de Qualifying Freezone Person est imposée à 9% (si elle dépasse les seuils) sur l’année concernée, et potentiellement sur les 4 années suivantes. En cas de non-déclaration, l’administration procède à un rattrapage assorti de majorations.
Les dépenses déductibles. Les dépenses professionnelles légitimes sont entièrement déductibles. Les dépenses mixtes pro/perso ne le sont que pour leur part professionnelle. Les amendes, pénalités et donations ne sont pas déductibles. Les frais de représentation clients (entertainment) sont déductibles à hauteur de 50%.
Les exemptions. Certaines entités sont exemptées automatiquement, comme les entités gouvernementales et les activités extractives (minières), d’autres le sont sur approbation de la FTA. Les revenus d’une personne physique n’exigeant pas de licence commerciale (par exemple des revenus locatifs d’un bien immobilier détenu en nom propre) sont également exemptés d’impôt sur les sociétés.
Comptabilité et déclaration annuelle. Toutes les sociétés doivent tenir une comptabilité aux EAU et déposer une déclaration annuelle sur le site de la FTA, en détaillant les revenus qualifiants et non qualifiants et en apportant les preuves de substance économique (domiciliation, employés, dépenses locales, fichier clients). La comptabilité est obligatoire même pour les sociétés non imposées.
La règle du De Minimis
Une société Freezone peut conserver le taux de 0% même si elle réalise des revenus non qualifiants, à condition que ceux-ci représentent moins de 5% du total de ses revenus ou restent inférieurs à 5 millions de dirhams. Exemple : une société dont 4% des revenus sont non qualifiants demeure imposée à 0%.
Les obligations des influenceurs et freelances
Les influenceurs et freelances sont eux aussi tenus de s’enregistrer à la Corporate Tax. Le seuil de 1 million de dirhams de chiffre d’affaires s’applique depuis le 1er juillet 2024, avec une échéance d’enregistrement fixée à mars 2025 et une première déclaration attendue en septembre 2025. Les avantages en nature (vols, hôtels) sont évalués à leur valeur de marché réelle, et non à leur valeur contractuelle.
Une TVA largement inférieure à celle en Europe
Instaurée il y a peu (2018), la Taxe sur la Valeur Ajoutée est venue modifier légèrement la fiscalité à Dubaï et aux EAU. La TVA s’élève à 5% et s’applique sur la grande majorité des produits et des services vendus. Cependant, en tant que particulier, vous n’allez probablement pas ressentir de différence dans votre qualité de vie !
Seuls les produits et services suivants ne sont pas assujettis à la TVA des Émirats arabes unis :
produits alimentaires
santé
éducation
produits pétroliers
services sociaux
bicyclettes
services financiers
secteur de l’immobilier résidentiel
Sur le plan professionnel, la TVA n’aura pas d’impact sur votre activité, c’est le consommateur final qui la paie. Cependant, c’est à vous, en tant qu’entreprise, de la récolter et de la reverser.
Les deux seuils d’enregistrement. L’enregistrement à la TVA est volontaire à partir de 185 000 AED de chiffre d’affaires et devient obligatoire à 375 000 AED. L’enregistrement doit être effectué avant de franchir ce seuil pour éviter toute pénalité.
Encaisser de la TVA sans y être assujetti. Facturer la TVA sans y être assujetti expose à devoir reverser l’intégralité de la TVA collectée au gouvernement, à une amende de 10 000 AED pour enregistrement tardif, ainsi qu’à des pénalités de 2% le premier mois puis 4% par mois suivant sur la TVA due. Ces pénalités s’appliquent aussi aux entreprises déjà enregistrées qui déclarent en retard.
Pour ce qui est de l’application de la Taxe sur la Valeur Ajoutée, il existe 4 cas bien distincts. Ces cas, nous vous les présentons dans cette fiche-conseil liée à la TVA à Dubaï

Les autres taxes et frais lorsque l’on devient résident aux Émirats Arabes Unis
Même si la fiscalité à Dubaï est avantageuse pour les expatriés français, il ne faut pas oublier que, en partant vivre là-bas, vous ne serez pas pour autant exempté de taxes (bien que leurs montants soient minimes).
Vous envisagez de vous installer à Dubaï ? Voici une liste des quelques taxes auxquelles penser avant de décoller :
La taxe de départ n’existe plus
Il y a quelques années, si vous étiez en transit ou si vous arriviez à destination, vous auriez dû payer un premier “impôt”, ou plutôt, une première taxe !
Cette taxe était de 35 AED – environ 8,50 € – et s’appliquait à tous les voyageurs sauf :
les enfants de moins de 2 ans
le personnel de cabine et les pilotes
Cependant, cette taxe de départ a désormais été supprimée.
La taxe d’habitation
Que vous souhaitiez devenir locataire ou propriétaire, vous allez devoir payer un “impôt” à Dubaï. En effet, il existe une taxe d’habitation exclusivement destinée aux expatriés.
Pour les locataires, elle correspond à 5% du loyer annuel.
Pour les propriétaires, elle correspond à 0,5% de la valeur du bien.
Le paiement de cette taxe se fait mensuellement et vient s’ajouter au paiement de l’eau et de l’électricité (DEWA).

Adresse : Office 100 – Building A2 – Dubai Digital Park 1
Dubai Silicon Oasis – Dubai – United Arab Emirates
Les taxes de séjour dans les hôtels
Si vous vous rendez une première fois à Dubaï aux Émirats Arabes Unis et que vous séjournez dans un hôtel, vous allez devoir payer plusieurs taxes qui finiront par faire grimper légèrement la note de votre voyage, et ce, que vous veniez en tant que touriste ou en tant qu’expatrié.
Vous allez devoir payer une taxe de séjour. Elle varie selon la catégorie de l’hôtel mais, en moyenne, vous allez devoir payer 4 AED soit près de 1 € par chambre et par nuit.
À cela s’ajoutent 10% de frais de service sur la note finale.
Enfin, une dernière taxe municipale de 10% vient s’additionner. Cette charge peut également être appliquée par les restaurants de l’hôtel.
Le cas particulier de l’exit Tax
L’exit Tax est une imposition à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux qui s’adresse aux personnes ayant transféré leur domicile fiscal à l’étranger.
En revanche, vous n’êtes peut-être pas concerné par cet impôt ! Sont concernés les contribuables qui remplissent les 2 conditions suivantes :
Vous avez été résident fiscal français pendant au moins 6 ans sur ces 10 dernières années.
Vous détenez un patrimoine supérieur à 800 000 euros en valeurs mobilières, et ce, qu’il soit français ou étranger ou vous êtes acteur majoritaire dans des sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés.
Si vous répondez à ces deux critères, vous êtes soumis à cet impôt et êtes imposables :
vos plus-values en report d’imposition
vos plus-values latentes
vos créances ayant pour origine une clause de complément de prix
Quel est le montant de l’impôt ?
12,8% au titre de l’impôt sur le revenu
17,2% au titre des prélèvements sociaux

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Fiscalité à Dubaï : peut-on parler d’un paradis fiscal ?
Si les Émirats Arabes Unis ne possèdent pas d’imposition des revenus, Dubaï n’est pas pour autant un paradis fiscal.
Car même s’il est facile d’être exonéré d’impôt sur les sociétés – notamment en faisant appel à des spécialistes de l’expatriation à Dubaï – cet impôt existe et permet de ne pas rentrer sur la liste noire des paradis fiscaux.
(c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est si facile de faire des virements depuis et vers les Émirats)
Les Émirats arabes disposent ainsi de conventions avec de nombreux pays (dont la France) tout en maintenant une fiscalité ultra-légère en toute légalité.
Alors, si vous cherchez un pays dans lequel bénéficier d’un taux d’imposition à 0%, les Émirats restent la destination idéale.

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Pour aller plus loin, découvrez notre guide dédié à l’expatriation fiscale à Dubaï.