Ouvrir une entreprise à Dubaï en 2026

Ga Nui Park
Rédigé par Ga Nui Park
Publié le
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Ouvrir une entreprise à Dubaï en 2026

Ouvrir une entreprise à Dubaï passe par un parcours balisé : vous choisissez une forme juridique, vous réservez un nom, vous obtenez une licence commerciale, puis vous ouvrez un compte bancaire professionnel. Ce guide détaille chaque étape, le coût réel la première année et les années suivantes, la fiscalité applicable en 2026 et les obligations à tenir une fois la société à Dubaï créée.

Sommaire

Ce que vous allez lire

  1. 10 raisons de créer une société à Dubaï
  2. Les 5 formes juridiques pour une entreprise à Dubaï
  3. Les étapes pour créer son entreprise à Dubaï
  4. Combien coûte vraiment une entreprise à Dubaï
  5. La fiscalité et impôts à Dubaï en 2026
  6. Le sponsor local est-il obligatoire
  7. Créer une société Mainland à Dubaï
  8. Créer une société Free zone à Dubaï
  9. Quelles activités ouvrir à Dubaï
  10. Les obligations après la création
  11. La comptabilité de votre société à Dubaï
  12. 6 erreurs à éviter quand on ouvre une entreprise à Dubaï
  13. FAQ

À retenir

  • Cinq structures existent à Dubaï Mainland, Free zone, Freelance, Offshore et Holding.
  • La création prend 3 à 5 semaines, avec une option Fast Track de 3 à 5 jours ouvrés sur place.
  • Le budget démarre à 2 000 € sans visa et monte à 6 500 € avec visa de résidence.
  • La corporate tax est de 0 % jusqu'à 375 000 AED de bénéfice, puis de 9 %, pour Mainland et Free zone.
  • Une société free zone paie 0 % seulement si elle a le statut de Qualifying Free Zone Person.
  • L'enregistrement à la corporate tax reste obligatoire, même sans chiffre d'affaires.

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10 raisons de créer une société à Dubaï

Dubaï attire les entrepreneurs français pour des raisons fiscales, économiques et personnelles. Voici les dix arguments que nos clients citent le plus souvent.

  • Fiscalité légère : 0 % sur les bénéfices jusqu'à 375 000 AED, pas d'impôt sur les dividendes ni sur les salaires versés aux personnes physiques.

  • Réseau d'entrepreneurs dense : la communauté d'affaires facilite les partenariats et les recommandations.

  • Position géographique stratégique : au carrefour de l'Asie, de l'Europe et de l'Afrique, à quelques heures de vol.

  • Cadre de vie sûr et ensoleillé : sécurité au quotidien, climat chaud une grande partie de l'année, plages accessibles.

  • Coût de la vie inférieur à celui de la France : environ 20 % de moins selon nos clients installés.

  • Découverte d'une nouvelle culture : activités et modes de vie différents de l'Europe.

  • Liberté de culte : les principaux lieux de culte sont présents et respectés.

  • Corps médical compétent : offre de soins de niveau international.

  • Scolarité multilingue : écoles à cursus français, anglais, canadien, espagnol et autres.

  • Environnement favorable aux entreprises : administration orientée vers la création d'activité.

« J'ai longtemps hésité avant de créer mon entreprise à Dubaï et de m'expatrier avec ma famille. J'avais entendu beaucoup de rumeurs sur les Émirats. La qualité de vie n'est pas comparable à celle que nous avions en région parisienne. En arrivant à Dubaï, j'ai découvert la sécurité pour ma femme et mes enfants. Il n'y a pas de tensions, le climat est agréable la grande majorité de l'année. C'est un vrai catalyseur pour la vie professionnelle : on rencontre énormément de personnes, pour le business comme pour le perso. Je travaille dans l'e-commerce et les cryptomonnaies. L'aspect fiscal était très avantageux, tout comme le coût de la vie, plus faible pour de meilleurs standards. Il y a beaucoup de salons business aux Émirats, ce pays pousse à évoluer. »

Mickael Pavre, client Creer Societe Dubai

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Les 5 formes juridiques pour une entreprise à Dubaï

À Dubaï, vous choisissez d'abord une structure, puis une forme juridique précise à l'intérieur de cette structure. La structure définit votre marché et vos obligations; la forme juridique, votre statut légal et fiscal.

  • Mainland : société établie sur le territoire local, adaptée aux commerces avec local physique comme les restaurants, les garages et les pharmacies. Elle prend souvent la forme d'une LLC (SARL).

  • Free zone : société installée en zone franche, adaptée aux services, au conseil et à l'e-commerce, pour un commerce international et un B2B local. Elle prend la forme d'une FZE avec un associé unique ou d'une FZCO avec plusieurs associés.

  • Freelance : statut individuel réservé à des activités listées, souvent conditionné à un diplôme. Ce statut passe par l'obtention d'un visa freelance à Dubaï.

  • Offshore : structure au champ d'activité limité, orientée détention et international, sans activité commerciale locale. Elle s'immatricule auprès d'un registre dédié comme RAK ICC.

  • Holding : société de détention de parts et d'actifs, utile pour organiser un groupe.

Les formes juridiques les plus courantes sont la SARL (LLC), la société civile, la société holding, la Sole Establishment et la Sole Proprietorship. La forme retenue conditionne votre licence commerciale, vos obligations et votre régime fiscal.

Mainland ou Free zone le tableau comparatif

Le choix entre Mainland et Free zone dépend de votre marché cible et de votre fiscalité. Le tableau ci-dessous résume les différences.

Critère

Mainland

Free zone

Détention étrangère

100 % depuis juin 2021

100 % (toujours)

Marché B2C local

Oui, avec les particuliers émiriens

Non, uniquement B2B sur le territoire

Commerce international

Oui

Oui

Corporate tax

0 % jusqu'à 375 000 AED, 9 % au-delà

0 % si Qualifying Free Zone Person, sinon 9 %

TVA

5 % au-delà de 375 000 AED de CA

5 % au-delà de 375 000 AED de CA

Bureau physique

Local obligatoire aux normes

Bureau parfois facultatif selon la zone

Sponsor local

Non, sauf activités stratégiques

Jamais requis

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Les étapes pour créer son entreprise à Dubaï

La création d'une entreprise à Dubaï se déroule en cinq étapes principales, suivies de l'ouverture du compte bancaire. Les trois premières démarches se réalisent depuis la France.

1. Définir son projet

Préparez votre business plan avant d'arriver aux Émirats. Précisez votre activité, votre clientèle cible et son profil type, vos concurrents et votre valeur ajoutée. Décidez si vous avez besoin d'un local ou d'un bureau, si vous embauchez sur place ou à l'étranger, et si vous vous installez en free zone ou ailleurs à Dubaï. Ce dernier choix a un impact fiscal : une Mainland est imposée à 9 % au-delà de 375 000 AED, tandis qu'une free zone vise le 0 % à condition de remplir les critères QFZP décrits plus loin. Arrêtez donc votre marché cible et votre régime fiscal avant de déposer votre dossier.

2. Choisir la forme juridique

La forme juridique définit le statut fiscal de votre société et conditionne la licence commerciale. Choisissez parmi la SARL, la société civile, la société holding, la Sole Establishment ou la Sole Proprietorship. Le statut de freelance suppose un visa dédié. Nos conseillers juridiques vous orientent selon votre activité.

3. Trouver un nom conforme

Le régulateur de Dubaï est le Department of Economy and Tourism (DET, ex-DED). Il valide le nom de votre société. Le nom ne doit pas faire allusion à la religion ou à une secte, ni avoir une portée politique, ni contenir d'insultes, ni reprendre les initiales d'une personne. Les noms de pays ou de villes, les organisations internationales, les mots « corporate » ou « holding » employés seuls et les noms de moins de trois lettres sont écartés. Le nom doit correspondre à votre activité. Comptez une réservation d'environ 620 AED valable 6 mois.

4. Immatriculer la société

Fournissez le formulaire de demande d'immatriculation et une photocopie de votre passeport. En zone franche, ajoutez un certificat de non-objection (NOC) et votre business plan. D'autres documents peuvent être demandés selon la structure et l'emplacement.

5. Obtenir la licence commerciale

La licence commerciale est obligatoire pour exercer à Dubaï. Les plus courantes sont la licence générale, la licence professionnelle et la licence industrielle. Son coût annuel se situe entre 15 000 et 25 000 AED selon la zone et l'activité. Notre guide complet pour obtenir une licence commerciale à Dubaï détaille chaque étape.

6. Ouvrir un compte bancaire professionnel

L'ouverture du compte bancaire est la dernière étape. Une société Mainland (onshore) exige un compte professionnel dans l'émirat. Plusieurs banques émiriennes accueillent les entreprises françaises, dont ADCB, ADIB, Ajman Bank, Al Hilal Bank et Al Maryah Community Bank. Voici comment ouvrir un compte bancaire à Dubaï. Selon votre structure, vous pouvez aussi ouvrir un compte offshore à Dubaï pour votre activité internationale.

Combien de temps prend l’ouverture d’une entreprise à Dubaï ?

Le tableau ci-dessous récapitule les démarches et leurs délais. La procédure standard s'étale sur 3 à 5 semaines. Un forfait VIP réduit le séjour sur place à 3 à 5 jours ouvrés. Le visa de résidence est délivré par la GDRFA de Dubaï, et l'Emirates ID par l'ICP fédérale.

Démarche

Coût indicatif

Délai

Création de la société

inclus au forfait

5 à 7 jours

Enregistrements administratifs et juridiques

inclus au forfait

3 à 5 jours ouvrés

Visa de résidence

environ 1 500 €

7 jours ouvrés

Visite médicale

environ 110 €

2 jours ouvrés

Prise d'empreintes

inclus

1 jour ouvré

Tampon du passeport

inclus

3 à 5 jours ouvrés

Emirates ID

environ 100 €

3 à 5 jours ouvrés

Ouverture du compte bancaire pro

selon la banque

1 à 5 semaines

À la fin du processus, vous recevez plusieurs documents officiels : la trade license, le memorandum of association (statuts), un certificat de constitution, un certificat de détention de parts et une domiciliation. Pensez à préparer une copie du passeport, une photo d'identité, une copie du dernier tampon touriste, une copie de l'Emirates ID et trois noms possibles pour la société.

Quels documents pour créer une entreprise à Dubaï

Pour créer votre entreprise à Dubaï, vous réunissez un passeport valide au moins six mois, une photo d'identité, une copie de votre dernier tampon d'entrée touristique et trois propositions de nom. En zone franche, vous ajoutez un certificat de non-objection (NOC) et un business plan. Si vous êtes déjà résident, vous joignez votre Emirates ID. Les documents rédigés en français sont traduits et légalisés avant le dépôt du dossier.

  • Passeport valide, avec au moins six mois de validité restante

  • Photo d'identité aux normes

  • Copie du dernier tampon touristique, ou du visa de résidence si vous êtes résident

  • Trois noms possibles pour la société, à faire valider par le DET

  • En free zone, un certificat de non-objection (NOC) et un business plan

  • Emirates ID, si vous êtes déjà résident aux Émirats

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Combien coûte vraiment une entreprise à Dubaï

Le budget de création dépend de la zone et de la présence ou non d'un visa de résidence. Le prix démarre à 2 000 € pour une zone hors de la ville et à 3 500 € dans le centre urbain de Dubaï, sans visa. Avec un visa de résidence, prévoyez à partir de 5 500 € hors de l'émirat de Dubaï et 6 500 € dans la ville. Ces montants correspondent à notre offre d'accompagnement. Ajoutez le coût du voyage sur place, car la visite médicale et la prise d'empreintes se font obligatoirement aux Émirats. Comptez un séjour d'une à trois semaines, avec le billet d'avion et l'hébergement à votre charge.

Le premier point que sous-estiment les créateurs français est le coût de la deuxième année. La création se paie une fois, mais la licence, le visa et l'assurance se renouvellent chaque année. Le tableau ci-dessous distingue les deux.

Poste

Année 1 (création)

Année 2 (renouvellement)

Licence commerciale

15 000 à 25 000 AED

renouvellement de la licence

Establishment card

incluse

à renouveler

Visa de résidence

environ 1 500 €

renouvellement du visa

Emirates ID

environ 100 €

à renouveler

Visite médicale

environ 110 €

selon le renouvellement du visa

Bureau ou flexidesk

selon la zone

selon la zone

Assurance santé

selon la couverture

à renouveler

Pour le détail poste par poste de la création, consultez notre page sur le tarif de la création d'une société à Dubaï.

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La fiscalité et impôts à Dubaï en 2026

Dubaï applique une fiscalité faible mais réelle. La corporate tax existe depuis le 1er juin 2023 et concerne toutes les sociétés, Mainland comme Free zone. Voici ce que vous devez retenir pour 2026. Pour comprendre l'ensemble de la fiscalité à Dubaï, appuyez-vous sur des sources officielles.

Corporate tax 9 % au-delà de 375 000 AED

Le taux de corporate tax est de 0 % jusqu'à 375 000 AED de bénéfice imposable, puis de 9 % au-delà. Ce barème s'applique à toute société résidente, sur le fondement du Federal Decree-Law No. 47 of 2022, pour les exercices ouverts à partir du 1er juin 2023. La corporate tax ne se limite donc pas aux sociétés Mainland. Vous calculez le bénéfice imposable après déduction de vos dépenses professionnelles. Les frais de réception et de représentation ne sont déductibles qu'à moitié, et les amendes comme les cadeaux ne se déduisent pas.

Free zone 0 % sous conditions le régime QFZP

Une société installée en zone franche ne bénéficie du 0 % que si elle est Qualifying Free Zone Person (QFZP) sur son revenu qualifiant. Le statut suppose cinq conditions cumulatives : une substance économique adéquate, un revenu qualifiant, le respect des prix de transfert, le respect du seuil de minimis (revenu non qualifiant inférieur à 5 % du chiffre d'affaires ou à 5 M AED), et des états financiers audités selon les normes IFRS. Si le seuil de minimis est dépassé, la société perd le statut pour l'année et les quatre suivantes. En pratique, une société free zone non qualifiante est imposée à 9 % au-delà de 375 000 AED, exactement comme une Mainland.

Le 0 % ne vaut que sur des activités dites qualifiantes, comme le négoce de marchandises entre entités, la fabrication, la logistique ou certains services financiers. La liste des activités qualifiantes et exclues a été révisée en août 2025 par la Ministerial Decision 229 of 2025. Un point mérite l'attention des créateurs français d'e-commerce : la vente à des particuliers ne relève pas des activités qualifiantes. Une boutique en ligne installée en free zone est donc souvent imposée à 9 % au-delà du seuil, malgré son statut de zone franche.

Small Business Relief jusqu'au 31 décembre 2026

Une société résidente dont le chiffre d'affaires reste inférieur à 3 000 000 AED peut opter pour le Small Business Relief. Son revenu imposable est alors traité comme nul. Cet allègement ne vaut que pour les périodes fiscales closes au plus tard le 31 décembre 2026. Les QFZP et les membres de groupes multinationaux en sont exclus. L'enregistrement et la déclaration restent obligatoires malgré l'allègement.

TVA à 5 %

Une TVA à Dubaï existe au taux de 5 %. L'enregistrement devient obligatoire au-delà de 375 000 AED de chiffre d'affaires et possible à titre volontaire à partir de 187 500 AED. En dessous du seuil obligatoire, vous n'êtes pas redevable, mais vous surveillez votre chiffre d'affaires pour ne pas franchir la limite sans vous enregistrer.

Enregistrement obligatoire même à 0 %

L'enregistrement à la corporate tax est obligatoire, même si vous ne devez aucun impôt et même sans chiffre d'affaires. Les sociétés constituées depuis le 1er mars 2024 doivent s'enregistrer dans les trois mois suivant leur constitution, selon la décision FTA n° 3 de 2024, et la déclaration annuelle se dépose dans les neuf mois suivant la clôture de l'exercice. L'absence d'enregistrement expose à une amende de 10 000 AED. Pour anticiper, renseignez-vous sur les impôts sur les sociétés à Dubaï.

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Le sponsor local est-il obligatoire

Le sponsor local n'est plus obligatoire à Dubaï depuis juin 2021. Cette réforme est acquise et change la donne pour les entrepreneurs français.

Avant cette date, un partenaire émirien détenait 51 % des parts d'une société Mainland, et l'entrepreneur étranger restait actionnaire minoritaire. Depuis juin 2021, vous détenez 100 % de votre société Mainland. Une free zone, elle, n'a jamais exigé de sponsor.

Seules certaines activités stratégiques, liées à la sécurité, à la loi ou à l'immobilier, restent soumises à l'obligation d'un partenaire local.

Un sponsor local garde une utilité pratique. Il apporte de la crédibilité sur des marchés comme le luxe ou l'immobilier, il gère certaines démarches administratives et il traduit les documents rédigés en arabe. Le partenaire n'a aucun droit sur l'entreprise ni sur son compte bancaire, que vous déteniez 49 % ou 100 % des parts. Nous enregistrons une charte de partenariat auprès de la Dubai Court et précisons le rôle du partenaire dans les statuts de votre société.

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Créer une société Mainland à Dubaï

La société Mainland, aussi appelée société locale ou LLC, est la forme la plus courante aux Émirats. Elle permet de faire des affaires sur le territoire sans restriction et reste le choix par défaut de la majorité des expatriés. Elle est la seule à autoriser le B2C avec les particuliers émiriens, donc la seule structure adaptée pour ouvrir un commerce à Dubaï destiné à la clientèle locale.

La Mainland convient aux professions libérales, comme les avocats et les médecins, et aux commerces de proximité tels qu'un restaurant, une épicerie, une agence immobilière ou un garage. Vous pouvez aussi y exercer une activité de services, de conseil ou d'e-commerce.

La constitution d'une Mainland demande une copie de passeport valide, votre Emirates ID et le nom de la société. Un bureau ou un local aux normes est obligatoire, car les inspections sont fréquentes à Dubaï.

La création se déroule en trois temps. Vous réservez d'abord le nom et recevez la pré-approbation, puis vous achetez ou louez le local commercial, sans lequel la Mainland ne peut exister. Viennent ensuite les démarches administratives. Enfin, l'inspection du travail vérifie vos locaux et détermine votre quota de visas, ce qui ouvre la voie aux visas de résidence de vos employés étrangers.

Une Mainland est soumise aux market fees. Une fois la licence payée, l'administration réclame 5 % du montant annuel du loyer de votre local commercial. Nous réalisons vos simulations au centime près pour estimer ces charges.

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Créer une société Free zone à Dubaï

La société Free zone est installée dans une zone franche. Elle permet le commerce mondial et le commerce local en B2B, et n'a jamais eu besoin de sponsor. Selon votre activité, certaines zones conviennent mieux que d'autres. L'une des plus connues est la Jebel Ali Free Zone. Pour la finance, les entreprises visent le DIFC à Dubaï ou l'ADGM à Abu Dhabi. Pour la tech, Dubai Silicon Oasis (DSO) accueille les sociétés du numérique.

Une free zone offre plusieurs avantages : 100 % de détention des parts, aucune charge sociale, un bureau parfois facultatif, le rapatriement intégral des fonds vers ou depuis les Émirats, et un visa de résidence renouvelable. Attention toutefois : le 0 % d'impôt dépend du statut QFZP décrit plus haut, il n'est pas automatique. Vous n'êtes pas obligé de vivre ou de travailler dans la free zone choisie, seul le siège social y est établi.

Les free zones hors de Dubaï coûtent souvent moins cher, mais certaines démarches y sont plus lourdes, comme la conversion du permis de conduire, à réaliser dans l'émirat de votre visa. Pour comparer les budgets, consultez le détail du prix d'une freezone à Dubaï.

4 free zones populaires auprès des Français

Plutôt qu'une liste des quarante zones franches du pays, voici les quatre que les entrepreneurs français retiennent le plus souvent. Les prix d'entrée et les conditions évoluent, à confirmer auprès de chaque autorité.

Free zone

Profil

Points d'attention

IFZA (Dubaï)

Généraliste, prix d'entrée compétitif

Packages licence + visas modulables

Meydan (Dubaï)

Adresse centrale, e-commerce et services

Bureau virtuel possible

SPC (Sharjah)

Coût réduit, multi-activités

Émirat voisin de Dubaï

RAKEZ (Ras Al Khaimah)

Industriel et commercial, budget serré

Démarches dans l'émirat du visa

Les conditions varient fortement d'une zone à l'autre. Par exemple, la DMCC demande un bureau physique et un capital de 50 000 AED sur le compte, tandis que la DWTC accepte un bureau virtuel, aucun capital libéré et une immatriculation à distance.

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Quelles activités ouvrir à Dubaï

Dubaï accueille un large éventail d'activités : trading, consulting, services, vente de biens, immobilier, construction et restauration. Certaines activités s'exercent en free zone comme en Mainland, d'autres relèvent uniquement de la Mainland.

Free zone ou Mainland :

Mainland uniquement :

  • Garage

  • Restaurant

  • Épicerie

  • Café

  • Bar à shisha

  • Pharmacie

La forme d'un restaurant, par exemple, varie selon la zone d'implantation. Le choix de la licence et du statut mérite un accompagnement, car une licence ne couvre pas toutes les activités. Certaines activités exigent une autorisation sectorielle payante en plus de la licence : des tests en laboratoire pour les cosmétiques et l'alimentaire, une licence RTA pour la location de voitures. Vérifiez ces approbations avant d'arrêter votre choix. Besoin d'inspiration ? Parcourez nos idées de business rentables à Dubaï.

Encaisser ses paiements en ligne

Les créateurs d'un e-commerce se heurtent vite à une contrainte : Stripe n'est pas disponible pour une entité émirienne. Vous encaissez vos paiements par carte via les passerelles locales, principalement Telr, PayTabs et Network International (N-Genius). Ces solutions se relient à votre compte bancaire professionnel. Certaines sociétés utilisent Stripe via une entité hors Émirats, ce qui suppose une structure adaptée.

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Les obligations après la création

Une fois la société créée, plusieurs obligations reviennent chaque année. Les négliger coûte cher.

  • Renouveler la licence commerciale chaque année, sous peine d'une amende de 100 à 2 000 AED par mois de retard.

  • S'enregistrer à la corporate tax et déposer la déclaration annuelle, même à 0 % et même sans chiffre d'affaires, sous peine d'une amende de 10 000 AED.

  • Surveiller le seuil de TVA de 375 000 AED de chiffre d'affaires et s'enregistrer une fois franchi.

  • Tenir un registre des bénéficiaires effectifs (UBO) auprès de l'autorité d'immatriculation, qui identifie les personnes contrôlant la société, sous peine d'une amende pouvant atteindre 50 000 AED.

  • Conserver les pièces comptables : 5 ans au titre de la TVA, et jusqu'à 7 ans pour la corporate tax.

  • Fermer formellement la société si vous cessez l'activité. Une licence ne s'éteint jamais d'elle-même : l'administration la reconduit et les frais comme les amendes continuent de courir tant que la société n'est pas liquidée. La fermeture passe par un rapport de liquidation, sinon vous cédez vos parts à un repreneur.

Pour l'embauche, trois obligations s'imposent : payer le visa de travail à Dubaï de votre salarié étranger, verser le salaire prévu au contrat, et lui fournir une assurance santé, à partir de 250 € par an environ. Il n'existe pas de salaire minimum aux Émirats. Le salaire se verse par le Wage Protection System (WPS), le dispositif qui transmet le versement des salaires au ministère du Travail (MOHRE).

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La comptabilité de votre société à Dubaï

Toute société immatriculée aux Émirats tient une comptabilité, même en free zone et même à 0 % d'impôt. La corporate tax se calcule sur votre bénéfice imposable, donc sur des comptes fiables et des états financiers en règle. Une société free zone qui vise le 0 % du régime QFZP doit faire auditer ses états financiers selon les normes IFRS, et certaines zones comme la DMCC imposent un audit annuel à toutes leurs sociétés.

Un expert-comptable n'est pas imposé par la loi émirienne, mais il sécurise vos déclarations de corporate tax et de TVA, votre conservation des pièces et votre éligibilité au statut QFZP. Nous prenons en charge la comptabilité de votre société à Dubaï.

La facturation électronique arrive également. Un dispositif de e-invoicing à Dubaï se met en place aux Émirats, avec un pilote au 1er juillet 2026 et un déploiement par taille d'entreprise en 2027. Vous anticipez en choisissant, dès la création, des outils de facturation compatibles avec ce futur format. Et si un client doit vous transmettre une facture, voici les éléments à connaître pour facturer une entreprise à DubaÏ.

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6 erreurs à éviter quand on ouvre une entreprise à Dubaï

Voici les erreurs que nous corrigeons le plus souvent dans les dossiers de créateurs français.

  1. Oublier l'enregistrement à la corporate tax. Beaucoup pensent qu'à 0 % d'impôt, aucune formalité n'est due. L'enregistrement reste obligatoire, sous peine d'amende de 10 000 AED.

  2. Sous-estimer le coût de la deuxième année. La licence, le visa et l'assurance se renouvellent chaque année. Le budget an 2 se prépare dès la création.

  3. Prendre une free zone pour du 0 % automatique. Sans le statut QFZP et le revenu qualifiant, la société free zone est imposée à 9 % au-delà de 375 000 AED. Nous voyons régulièrement des dossiers construits sur cette confusion.

  4. Choisir la mauvaise activité sur la licence. Une licence couvre des activités précises. Une activité mal déclarée bloque une partie de votre business.

  5. Se voir refuser le compte bancaire faute de substance. Les banques émiriennes examinent la réalité de l'activité. Un dossier sans substance économique convaincante se fait refuser l'ouverture du compte.

  6. Croire que le visa de résidence dure 3 ans. Le visa lié à une société ou à un emploi est généralement de 2 ans. Anticipez son renouvellement à cette échéance.

Ga Nui Park
Avis d'expert

L'avis de Ga Nui

Après dix ans à accompagner des entrepreneurs français, je vois toujours les deux mêmes pièges. Le premier concerne la free zone. Beaucoup de créateurs arrivent persuadés qu'une société en zone franche paie 0 % d'impôt quoi qu'il arrive. C'est faux depuis la corporate tax. Sans le statut de Qualifying Free Zone Person et un revenu qualifiant, on retombe à 9 % au-delà de 375 000 AED. Je préfère le dire dès le premier rendez-vous plutôt que de laisser un client le découvrir à sa première déclaration.

Le second piège est le compte bancaire. Une banque émirienne veut voir une activité réelle et une adresse crédible. Un dossier monté trop vite, sans substance, se fait refuser. Mon conseil concret : choisissez votre structure en fonction de votre marché, pas seulement du prix affiché, et préparez un dossier bancaire solide avant même de déposer la licence.

Ga Nui Park
Juriste · Création d'entreprise
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FAQ

Peut-on créer une entreprise à Dubaï sans y vivre

Oui, un non-résident peut créer une société à Dubaï sans y vivre, si cette société a une raison légitime d'être implantée aux Émirats. Attention à distinguer deux notions. Votre société peut être résidente fiscale aux Émirats, mais votre résidence fiscale personnelle dépend d'autres critères, notamment la règle des 183 jours et la localisation de votre foyer. Si vous gardez votre vie en France, le fisc français peut requalifier votre situation. Pour sécuriser votre statut, voici comment devenir résident fiscal aux Émirats. Nos conseillers évaluent ce risque avant de vous lancer.

Peut-on détenir 100 % de sa société à Dubaï

Oui. La détention à 100 % est acquise pour les sociétés Free zone et, depuis juin 2021, pour la plupart des sociétés Mainland.

Mainland ou Free zone que choisir

Choisissez d'abord selon votre activité et votre marché : la Mainland pour vendre aux particuliers émiriens, la Free zone pour une activité de services ou internationale en B2B. Ajustez ensuite selon vos obligations et votre fiscalité. Pour vous aider à choisir freezone ou mainland à Dubaï, un simulateur en ligne est à votre disposition.

Combien de temps pour rentabiliser sa société à Dubaï

Le délai dépend de votre activité, de vos charges annuelles et de votre marché. Intégrez le coût de renouvellement (licence, visa, assurance) dans votre calcul, car il pèse sur la rentabilité dès la deuxième année. Une activité de services avec peu de charges atteint souvent son point d'équilibre plus vite qu'un commerce physique soumis au loyer et aux market fees de 5 %.

Quelle différence entre offshore et free zone

Une société offshore a un champ d'activité limité et ne fait pas de commerce local ni de demande de visa de résidence. Une société free zone permet une activité commerciale, l'obtention de visas et une présence réelle aux Émirats.

Peut-on changer de zone après la création

Oui, il est possible de transférer une société d'une zone à une autre, avec de nouvelles formalités et de nouveaux coûts. Nous étudions l'intérêt d'un tel transfert au cas par cas.

Faut-il parler anglais pour créer une entreprise à Dubaï

Non, l'anglais n'est pas obligatoire pour créer votre société, car nous vous accompagnons en français. Il reste utile au quotidien et pour développer votre réseau. Nous détaillons ce point dans notre guide pour travailler à Dubaï sans parler anglais.


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